Un peu d'histoire
La colline de Montmélian fut de tous temps un lieu de culte où nos ancêtres les Gaulois honoraient Teutatès, dieu des Celtes et des Gaulois. Après la conquête de la Gaule par Jules César, le dieu Mercure remplaça Teutatès.
La colline de Montmélian fut de tous temps un lieu de culte où
nos ancêtres les Gaulois honoraient Teutatès, dieu des Celtes et
des Gaulois. Après la conquête de la Gaule par Jules César, le dieu
Mercure remplaça Teutatès. Puis au deuxième siècle notre région fut
évangélisée par Saint Rieul qui fit édifier à l’emplacement
du temple de Mercure un sanctuaire à la Vierge Marie : dès lors
elle devint la patronne de ces lieux . Ainsi naquit le pèlerinage à
Notre-Dame de Montmélian qui existe toujours et se déroule chaque
année en septembre.
Mais revenons à l’époque des romains
: ils occupèrent le pays et construisirent un « castrum »,
place fortifiée gallo-romaine, autour duquel paysans et artisans
vinrent s’installer à proximité de la source sur la pente
sud-ouest de la colline. C’est là que plus tard, au huitième
siècle, naîtra le premier village de Saint-Witz, lorsque les hommes
se regrouperont autour de la première église, dédiée à Saint Vit,
qui abritait les reliques de ce saint martyr rapportées de Rome par
un seigneur de Montmélian.
Depuis les Mérovingiens, toute la
colline appartenait aux rois de France. Le premier château royal -
en bois- fut construit sur la « butte sacrée » par Hughes Capet. En
1060 il fut remplacé par un édifice en pierres qui sera fortifié
plus tard par Philippe Auguste.
Cependant l’histoire va modifier la dépendance de la colline
: après la défaite de Fréteval en 1195, bataille remportée par
Richard Cœur de Lion, Philippe Auguste doit céder au roi
d’Angleterre des terres en Normandie. Il s’agit des
terres du seigneur de Vernon. Pour dédommager ce dernier, le roi
lui offre ses terres et bois de Montmélian, à l’exception du
château royal. Richard de Vernon devient alors seigneur des lieux,
sous la suzeraineté du roi, et fait construire en 1205 un puissant
manoir dont on peut voir encore les ruines au sommet de la
colline.
Vinrent ensuite les guerres de la Ligue au
XVIe siècle. La colline fut alors dévastée, le
château royal entièrement détruit et le château seigneurial avec sa
tour, dite « Tour Carrée »,très endommagée.
A cette époque le village se déplace quelque peu et descend vers
la plaine où les hommes vivent de leurs cultures et de
l’élevage des troupeaux. En se rapprochant des voies de
communications le village se transforme. Il devient un lieu de
passage où des relais et gîtes s’installent sur le chemin
pavé qui va de Paris à Fontaine-Chaâlis.
Le paysan découvre que la terre possède des richesses en sous-sol
: naissent alors les activités des plâtriers et des tuiliers.
A celles-ci vient encore s’adjoindre une autre activité
florissante : celle du meunier. Des moulins trouvent naturellement
leur place sur notre colline battue par les vents. Saint-Witz est
devenu un village actif et prospère.
Mais au début du XXe
siècle, le chemin de fer qui passe à l’extrémité est
de notre commune et la disparition des diligences apportent le
calme. L’industrialisation va éteindre peu à peu les fours,
immobiliser les ailes des moulins et favoriser le départ des hommes
vers la ville. Doucement le village va s’endormir.
De son riche passé, du château royal, de l’église Notre-Dame
de Montmélian, il ne reste hélas plus rien. Seules subsistent les
ruines de la Tour Carrée et une petite chapelle où le poète Charles
Péguy passa toute la nuit en prières, à la veille de sa mort
survenue le 5 septembre 1914 à la bataille de l’Ourcq en face
de Villeroy.